À lire dans lavoixdunord.fr

À Bousbecque, moins de pollution, mais toujours pas de source

Une étude complémentaire avait été commandée à l’Atmo après les résultats de l’étude transfrontalière Aéropa qui avait révélé des pollutions épisodiques en 2011. Les conclusions de cette étude « Odyssée Bousbecque » ne permettent pas de déterminer une source.

Des épisodes de pollution ont été constatés à Bousbecque. Photo d’illustration

Des épisodes de pollution ont été constatés à Bousbecque. Photo d’illustration

En 2007, du lait impropre à la consommation, où l’on retrouvait du PCB (PoluChloroBiphényles), était détecté dans des exploitations laitières de la vallée de la Lys. Une étude transfrontalière avait alors été réalisée en 2011 sur Menin, Halluin et Bousbecque, permettant d’identifier pour Halluin et Menin l’entreprise Galloo mais pour Bousbecque, rien. D’où cette étude complémentaire, d’un coût de 36 575 €, financée par la Dréal, Bousbecque, la MEL et l’enveloppe du député Gérald Darmanin. Elle a duré de mai à octobre 2013. Les deux points de relevés de Bousbecque utilisés lors de l’étude Aéropa ont été repris. Étaient recherchés les dioxines et furanes, des molécules issues de la combustion, feu de cheminée, feu de déchet vert… « Tout ce qui brûle peut générer des dioxines », rappelle Arabelle Patron-Anquez, ingénieur étude à l’Atmo.

Des taux divisés par cinq

Ces mesures, réalisées dans des conditions météorologiques comparables à celles d’Aéropa, avec un vent de sud ouest, montrent des taux inférieurs à ceux relevés lors de la précédente étude. Les moyennes relevées sur les deux sites sont de 3,91 picogrammes par échantillon d’air pour Bousbecque 1, à l’ouest du village – avec un pic à 7,53 pg entre mi-août et mi-septembre – et de 2,35 pg pour Bousbecque 2. Le premier point de mesure montre un schéma en dent de scie. « Mais les taux restent faibles, commente Arabelle Patron-Anquez. Ils sont comparables à ceux relevés dans d’autres zones urbaines dans la région. Cela peut être assimilé à du bruit de fond. » Mais s’ils sont cinq fois moins élevés que ceux d’une première mesure de l’Atmo réalisée en 2010, l’étude n’a pas permis de déterminer la source des émissions de dioxines et PCB DL, même si certains ont leur petite idée…

Les résultats sont donc plutôt encourageants depuis 2010 avec une baisse sensible. Mais ces données doivent être confirmées pour ne pas voir de nouvelles pollutions, comme le confirme Christiane Bouchart, vice-présidente de la MEL, en charge du développement durable. « Il faut s’assurer que les taux restent dans les clous. Une nouvelle étude sera réalisée durant ce mandat. » La MEL a repris depuis janvier la compétence qualité de l’air et souhaite établir une cartographie sur le même modèle que la cartographie de la qualité du bruit.

Par Florent Steinling

Publicités