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Cet après-midi, mardi 3 juin, j’ai posé une question au Premier ministre au sujet de Mehdi Nemmouche, l’auteur de l’attentat perpétré au Musée Juif de Bruxelles le 24 mai dernier.

Vous pouvez cliquer sur la vidéo ci-dessous si vous souhaitez voir ou revoir mon intervention.

 

20140603 - QAG - Affaire Nemmouche

Voici le texte de ma question:

Monsieur le Président,

Ma question s’adresse à Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le Premier ministre,

Samedi 24 mai dernier, Mehdi Nemmouche a perpétré un crime odieux au Musée Juif de Bruxelles.

La représentation nationale dans son ensemble, j’en suis sûr, partage la douleur des familles des victimes. Chacun ici condamne avec la plus grande force cette folie meurtrière.

L’auteur de cet acte ignoble a été interpellé suite à un contrôle et l’emballement médiatique s’est tourné vers deux villes. Je le dis en tant que Maire de Tourcoing et je le dis aussi au nom de Guillaume Delbar, le Maire de Roubaix : le fait que Mehdi Nemmouche ait vécu à Roubaix et à Tourcoing n’a pas de lien avec le fait qu’un islamiste radical, parti en Syrie vivre la violence de la guerre, commette des crimes monstrueux à son retour.

Faisant fi de cette analyse, depuis dimanche, de très nombreux médias traitent nos villes comme des laboratoires du radicalisme.

A Roubaix et Tourcoing, comme sur tout le territoire national, de nombreux musulmans français vivent non pas à côté de la République mais intégrés dans la République qu’ils respectent et qu’ils aiment comme l’a démontré, bien souvent dans notre histoire, le sang versé par nos compatriotes musulmans quand il a fallu défendre la France.

L’antisémitisme, Monsieur le Premier ministre, est un drame horrible contre lequel il faut lutter sans relâche, partout et tout le temps.

Et nos villes et nos populations, refusent les amalgames alors que malgré les difficultés sociales et économiques, les citoyens de nos communes, quelles que soient leurs croyances, souhaitent simplement protéger leurs familles et réussir à vivre du fruit de leur travail.

Merci de préciser, ici et maintenant, avec la plus grande solennité, comment vous comptez les protéger des fous furieux qui, eux, ne respectent pas la France et qui partent, notamment en Syrie, faire l’école meurtrière.

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