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A 16h00, la session extraordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte pour évoquer la situation syrienne.

Après une intervention du Premier ministre, certains présidents de groupe politique ont notamment exprimé leur position sur l’envoi de nos forces armées en Syrie.

Intervention de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre

Le Premier ministre a rappelé les certitudes du Gouvernement sur la situation en Syrie :

–          l’ampleur du bilan, s’appuyant notamment sur les chiffres de Médecins sans frontières ;

–          le fait que le régime détient le plus gros stock d’armes chimiques.

Le Gouvernement estime que ne pas agir serait une menace pour toute la région, supposant que l’arme chimique pourrait être de nouveau utilisée, à plus grande échelle. S’il estime que « le feu vert de l’ONU est souhaitable, il pense que toutes les initiatives seront bloquées par la Russie et la Chine. »

Il conclut en rappelant que « la décision ultime » appartient au Président, tout en s’engageant néanmoins à tenir régulièrement les Députés au courant.

Intervention de Christian Jacob, Président du groupe UMP

Christian Jacob a tout d’abord regretté l’ « impasse diplomatique et militaire », ainsi que l’isolement dans lesquels se trouve la France actuellement.

Il a rappelé que la France a toujours eu une position de chef de file en matière de politique internationale et qu’elle « n’a pas vocation à attendre le vote du Congrès américain en restant les bras croisés ».

La position de l’UMP se résume en trois refus :

–          le « refus d’une action strictement militaire », toute action militaire devant être accompagnée d’une action diplomatique ;

–          le « refus d’une intervention isolée sans légitimité internationale » (l’intervention doit se faire dans le respect des règles internationales) ;

–          le « refus d’un renoncement, d’un reniement de notre politique étrangère. Le président de la République n’a pas reçu le mandat pour s’affranchir » des décisions de l’ONU.

Il a enfin estimé que si aucun mandat de l’ONU n’était donné alors le Parlement devait voter pour décider d’une intervention en Syrie.

Intervention de Bruno Le Roux, Président du groupe Socialiste

Il a apporté son soutien à la politique de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault, affirmant qu’un faisceau d’indices permettait de légitimer l’intervention française en Syrie. Il estime que l’unité nationale doit être recherchée.

Intervention de Jean-Louis Borloo, Président du groupe UDI

jean-Louis Borloo a commencé son intervention sur la nécessité de traduire les responsables du massacre devant la Cour pénale internationale.

Il a ensuite énuméré les dangers que représenterait une intervention pour les Français dans la région, notamment pour les soldats des Forces des Nations unies au Liban, en territoire Hezbollah, ainsi que pour les chrétiens d’Orient.

Il a affirmé que « pour assurer la paix, il n’y a que le droit. Et pour assurer le droit, il est parfois nécessaire d’user de la force comme au Mali ». « Mais alors le jour d’après était prévu. Dans le cas présent, le jour d’après n’est pas prévu ». Et de conclure : « la vraie morale ne s’apprécie que dans la réalité de la conséquence de nos actes et de nos décisions ».

François de Rugy (EELV), Paul Giacobbi (PRG), André Chassaigne (PCF) ont tous soutenu qu’une réponse internationale devait être apportée à la situation en Lybie, et que la France ne pouvait agir seule, sans le mandat de l’ONU. André Chassaigne est allé plus loin en dénonçant une  « intervention illégale ».

Si vous souhaitez regarder le débat sur le sujet, cliquez ici.

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