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En s’opposant à l’audition du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la majorité socialiste refuse que la vérité soit révélée dans l’affaire « Cahuzac ».

Alors que nous avons appris ces derniers jours, de la bouche même de Monsieur Moscovici, qu’une réunion sur cette question s’est tenue à l’Elysée, en présence et avec la participation du Président de la République, du Premier ministre et de Monsieur Cahuzac.

Alors qu’hier, nous avons eu le droit aux « trous de mémoire » très sélectifs de Monsieur Cahuzac, le refus de vérifier ces informations auprès du Chef du Gouvernement est une atteinte au droit des parlementaires à contrôler librement l’Exécutif, comme devrait le faire un Parlement moderne.

La transparence voulue par les socialistes s’arrête là où la vérité pourrait manifestement les gêner.

Devant ce déni de démocratie, je vais présenter à mes collègues ma démission du poste de Secrétaire de cette commission d’enquête.

Je déplore ce moment grave pour nos institutions.

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