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La séance des questions au Gouvernement de cet après-midi n’a pas permis d’établir une vérité incontestable.

Devant les très nombreuses interrogations et les doutes persistants sur le rôle qu’ont pu jouer les plus hautes instances de l’Etat dans cette incroyable affaire du compte en Suisse de Jérôme Cahuzac, les explications pour le moins hésitantes et vaseuses de Pierre Moscovici, Ministre de tutelle de Jérôme Cahuzac, sont loin d’être convaincantes.

En effet, comment croire que Pierre Moscovici ne ment pas à son tour devant la Représentation Nationale ?

Comment peut-il nous faire croire que les autorités suisses directement sollicitées par le Ministère des Finances dont il a la charge ne l’aient pas directement informé des éléments du dossier ?

Comment peut-on croire la parole du Ministre censé exercer une tutelle sur Jérôme Cahuzac et qui n’a jamais exprimé le moindre doute public sur la sincérité des propos de ce dernier ?

De manière générale, comment peut-on désormais croire un Gouvernement dont l’un des membres a sciemment menti à la Représentation Nationale ?

Le principe de la tutelle c’est que le Ministre qui l’exerce porte également une responsabilité, le liant indissociablement à son Ministre délégué. Pierre Moscovici doit en tirer les conséquences car il a failli à ses responsabilités et qu’il est manifestement en train de minimiser l’un des plus gros scandales qu’ait connus notre République.

Une démocratie moderne, où le Parlement exerce un véritable pouvoir de contrôle sur l’Exécutif, aurait prévu depuis longtemps la convocation de Messieurs Jean-Marc Ayrault et Pierre Moscovici par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, puisque ces derniers n’ont pas pris leurs responsabilités et n’ont pas logiquement démissionné, suite à l’éclatement de cette affaire.

Il faut donc que Pierre Moscovici réponde précisément aux questions des parlementaires ou se démette effectivement de ses fonctions.

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