Mme la présidente. La parole est à M. Gérald Darmanin, pour défendre l’amendement n° 338.

M. Gérald Darmanin. Parmi les choses qui m’étonnent chez les socialistes il y a leurs déclarations d’amour depuis quelques années. Vous vous réclamez souvent, en le citant, du général de Gaulle, mais, comme en amour, il faut aussi parfois des preuves d’amour. Parmi les choses admirables de l’héritage politique qu’il nous a laissé, il y a la participation et l’intéressement, et c’est une idée gaulliste que vous êtes en train d’assassiner. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

Je peux vous donner moi aussi des exemples, à Tourcoing, d’entreprises, et je vous propose, monsieur Sansu, de venir avec moi rencontrer les trois salariés que j’ai vus ce matin. (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.) Ce n’est pas dans l’invective que l’on peut construire le débat. Je sais que les choses vous gênent et vous pouvez crier davantage.

Mme la présidente. Seul M. Darmanin a la parole.

M. Gérald Darmanin. Vous disiez tout à l’heure qu’il fallait augmenter les bas salaires. Sans doute mais, là, il s’agit de ceux qui ont des petits salaires un tout petit peu plus élevés, qui ont fait des heures supplémentaire pour pouvoir payer à leurs enfants des cours du soir leur permettant de réussir leurs études parce qu’ils n’ont pas la chance d’avoir des parents professeurs, de ceux qui ont la chance, grâce à l’intéressement, d’améliorer un peu la vie de leurs enfants.

Aujourd’hui, vous assassinez une idée gaulliste. Dès demain, les salariés vont se rendre compte qu’après la suppression de la TVA sociale, qui entraînera la délocalisation d’un plus grand nombre encore d’industries, la fiscalisation des heures supplémentaires, qui va décourager les gens de travailler dans les entreprises et, aujourd’hui, la fin de l’intéressement, vous allez décourager encore davantage les gens de travailler. Votre politique, c’est l’assistanat. Nous, c’est le travail.

Publicités