Ce matin, j’ai écouté avec stupeur les propos de Madame Valérie Fourneyron, Ministre des sports, sur le plateau de France 2, sur son souhait de « réguler, voire encadrer la masse salariale des clubs de football professionnel ».

Je souhaite lui rappeler que le 1er février dernier, l’Assemblée Nationale adoptait la Loi n° 2012-158 visant à renforcer l’éthique du sport et les droits des sportifs.
Plutôt que de commenter l’actualité des transferts sportifs, Madame Fourneyron pourrait avantageusement prendre le temps de lire ce texte, porté courageusement par David Douillet, alors Ministre des sports, qui dispose dans son article 3, que « les règlements relatifs aux conditions juridiques, administratives, financières auxquelles doivent répondre les associations et sociétés sportives pour être admises à participer aux compétitions […] peuvent contenir des dispositions relatives […] au montant maximal, relatif ou absolu, de la somme des rémunérations versées aux sportifs par chaque société ou association sportive. »
Plus brièvement, cette disposition de la loi permet d’instaurer dans le droit français le principe du « salary cap » ou plafonnement de la masse salariale des clubs professionnels.

A cette occasion, il est bon de rappeler que Madame Fourneyron s’était positionné CONTRE le texte, qu’elle prétend appeler aujourd’hui de ses voeux.

Son rôle en tant que ministre des sports serait aujourd’hui de convaincre la Fédération Française de Football et la Ligue de Football Professionnelle de mettre en œuvre cette disposition législative.

Par ailleurs, le football professionnel est une filière qui représente 25.000 emplois en France, avec les bénéfices fiscaux associés.

Ce sujet complexe exclut donc tout traitement dans la réaction et la démagogie, mais nécessite au contraire un traitement réfléchi, afin de convaincre les partenaires européens d’adopter une telle mesure.

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